> La musique est le langage des passions, mais toutes les passions ne gagnent pas à être mises en musique.

La musique donne une âme à nos coeurs et des ailes à la pensée.

[Platon - poème La Musique]

Eh oui, la musique. On pourrait en parler, des jours, des nuits entières ... Mais finalement, la musique, c'est quoi ? Des notes juxtaposées, afin de créer une mélodie ? Oui, techniquement. C'est le moyen de transport de nos pensées, l'échappatoire de nos âmes. La musique, qu'elle soit douce, lente, ou violente, est l'expression, de nos peurs, de nos joies. Cette drogue, sans laquelle aucune vie n'est possible, reste, à jamais, la plus accessible, un air, une mélodie, et voilà, elle existe.
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# Posté le vendredi 04 décembre 2009 15:26

La mélancolie, c'est le bonheur d'être tiste ... [victor hugo] - Les Travailleurs de la mer -

" Quiconque lutte contre des monstres devrait prendre garde,
dans le combat, à ne pas devenir monstre lui-même.
Et quant à celui qui scrute le fond de l'abysse,
l'abysse le scrute à son tour. "

[Friedrich Nietzsche]
Extrait de Par-delà le Bien et le Mal

Eh oui, je les cherches, ces nymphes, ces créatures, porteuses du bonheur ... En vain. Je suis en quête d'insouciance, d'incrédulité. Je veux juste passer, sans oublier. Je veux me souvenirs, ce qui s'est passé, sans pour autant tout effacer. Et c'est mon reflet qui sonne à la porte, afin de me rencontrer. Mais je ne peux pas, je ne veux pas. Alors comme ça, il faudrait juste affronter la réalité ? Non, je ne pense pas. Cette réalité n'est pas la mienne. C'est juste au dessus de mes capacité. Il ne me reste que ça, fermer les yeux, sur eux, elles, tous, à jamais.
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# Posté le mercredi 02 décembre 2009 07:42

Rêver, c'est le suicide que se permettent les gens bien élevés ... [ Karen Blixea ]

Rêver, c'est le suicide que se permettent les gens bien élevés ... [ Karen Blixea ]
La vie me mène en bateau, jusqu'au fleuve qui mène aux portes de la mort. Durant cette dure labeur, on apprend. La vie nous oblige finalement à être réalistes, à être pessimistes. Rien qu'en prenant connaissance de la fragilité de notre vie, qui finalement, ne tient qu'a un fil, notre pessimisme est mis en valeur. Il ne suffit que d'un acte, un suicide, un coup de feu, ou une maladie, pour que toute notre expérience, tout notre passé s'efface, pour laisser place à un futur vide, juste vide. La mort nous attend, elle nous guette, puis nous attrape par le cou pour nous trainer dans les abimes de la vie, de l'autre côté de la vie. Faut-il avoir peur ? Non. Il faut juste être patient. La mort est le désaccord entre le corps et l'âme. Elle n'est que le repos de l'âme et l'anéantissement de la matière qu'est le corps. Elle n'est que poussière, mais elle est redoutablement ... mortelle ?
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# Posté le samedi 21 novembre 2009 14:31

rédaction

"Il était tantôt araignée,
tantôt fantôme.
Incarnant la peur,
ou le doute ... "

A bout de souffle, je m'arrêtais au milieu de ce champs. Ma respiration était irrégulière, et mon pouls rapide. Le vent ébouriffait mes cheveux, et me procurait un bref frisson. "Il" me pourchassai, et je devais fuir. Vite. M'échapper loin, et ne plus penser à lui. Ma tête bougeait dans tout les sens, observant le paysage. Le blé brun, presque gris, produisait un son plutôt agréable. Le vent foid le faisait bouger, et en même temps agitait les feuilles rouges des arbres lointains. Perdue, seule, confrontée à la solitude. Où aller ? Vers où me diriger ? Je n'en avais aucune idée, et c'est ce qui me posait problème. Les corbeaux croassaient, ne faisant qu'augmenter mon anxiété. Fuir, il ne me restait plus que ça à faire. Je repris donc ma course effrénée, afin qu'"il" ne me rattrape pas. Mes jambes agitées foulaient les brins d'or, les faisant crisser. La scène repassait dans ma tête. "Il" était tantôt araignée, tantôt fantôme. Incarnant la peur, ou le doute ... Mais aujourd'hui, c'était différent.

La dernière fois que je l'avais vu, il incarnait le remord. Déguisé, camouflé en bête, mi humaine, mi lézard. Ses écailles noires, brillantes, se reflétaient dans l'eau, et la pluie ne cessait. Dans le recoin de cette rue, "il" avançait doucement, et j'étais effrayée de le contempler. Ses yeux brillaient, d'un rouge sang profond. C'est en approchant qu'il m'avait fait le plus peur. Sa tête changeait, et bientôt, je voyais celle de ma meilleure amie à la place. Elle pleurait. Je ne l'aperçue qu'une ou deux secondes. Le visage se métamorphosait, et doucement, empruntait celui de la mort. Des yeux sans iris, une peau blanche, une capuche cachant ses cheveux. Abominée par ce spectacle, je courais. La ruelle, puis cette avenue. La faucheuse me suivait à grands pas. Je ne me retournait pas, de peur de perdre mon rythme infernal, mais je sentais une présence, une chose me suivre.

Ma vision était brève, et voilà que je me retrouvais dans ce champs. De nouveau. Une maison ... Oui ! C'était ça que j'apercevais au loin. Délabrée, elle me suffirait pour me poser, le temps de me calmer. Courant jusqu'à l'habitation, je trébuchais sur les racines puissantes des arbres. J'arrivais devant ce lugubre logis. En bois craqué, il sentait le souffre. Je poussais précautionneusement la porte, qui bien-sûr, ne manqua pas de grincer. L'intérieur ne reflétait pas l'extérieur. Les meubles avaient du charme, et dans la cheminée, on apercevait des braises rouges. Quelqu'un habitait ici. Appelant donc à l'aide, je regardait cet intérieur. Personne ... Il n'y avait personne. Une lettre posée sur la table commençait à voler, le vent s'engouffrait dans cette bâtisse. Me précipitant sur le papier, je senti la brise légère dans mon cou. Je m'assis sur une chaise et j'ouvris le mot : " Attends-moi là, signé ton pire cauchemar". Horrifiée, je bouscula la chaise en arrière et me précipita vers la porte. En seulement une fraction de seconde, elle s'était refermée. Piégée, comme une souris dans les pattes d'un chat. J'étais stupide. Mes yeux fous roulaient. A gauche, puis à droite. Mon regard fut captivé par une forme noire, comme de la brume, devant la cheminée. "Il" prenait forme. Une chose apparaissait devant les braises. Un visage se dessinait. Une peau rouge sang, une queue en pique. Un fine barbe et des iris noirs. Le diable matérialisé devant mes yeux. Une force mystérieuse me projeta en arrière, et à la seconde d'après, j'étais recroquevillée dans un coin.Ses yeux lançaient des éclairs, et je failli m'évanouir quand je vis les flammes qui sortaient de sa bouche. Un choc, tout simplement une révélation. Qu'avais-je à perdre finalement ? Je me remis sur mes jambes, et affrontais :

- Que me veux-tu, depuis toutes ces années ?
- Je veux ta reconnaissance, je veux ton âme !
- Eh bien sers-toi ! Prends tout ce que j'ai !

Les yeux écarquillés, "il" me contempla :

- Ce temps passé m'a fait comprendre, je ne peut qu'accepter mon sort ! J'ai compris ! Toi, tu n'es que poussière, manque d'attention, et aujourd'hui, tu n'es que faiblesse. J'étais la proie, tu étais le prédateur, mais tu as perdu !

Un cri de souffrance me fit sursauter. "Il" disparaissait, me laissant seule avec ma faiblesse. "Il" m'abandonnait, seule, mais avec la victoire. La porte s'ouvrit, et mon cauchemar mourrait avec ce paysage. Dans ma chambre, un bruit résonna. Quelqu'un toquait à ma porte.
rédaction

# Posté le dimanche 08 novembre 2009 07:17