dur ...

[beaucoup de souvenirs :o - with me - sum 41]

J'étais seule, là, sans protections. Ils me poursuivaient, concrets, abstraits. je courais, essayant d'y échapper. Rien à faire. Mais pourtant, là, au loin, une forme noire. De toutes mes forces, je courais de plus en plus vite. De forme, la chose passa à silhouette, puis à personne. Lui, mon prince charmant ... ? M'attendait-il, était-il là pour me protéger. Mais il pleut ? Est-ce mes propres larmes ? Je tombe sur l'asphalte froide. Je saigne. Un filet de de sang, par ma bouche. Il arriva, vite, pour me secourir. Il les fit fuir, et me serra dans ses bras. Sa chemise blanche fut colorée, rouge. Le souffle court, je le regarde, de mes yeux pleins de pluie. Quelques mots, frêles :

- Mais pourquoi ?

Ce rêve s'en va, emportant avec lui ses mystères. Découvrirais-je, un jour, l'identité de ce prince "charmant", à sa façon ? J'ai déjà -peut-être- une idée ...
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# Enviado em Sexta 05 Fevereiro 2010 11:12

moi aussi ...

" La honte est dans l'offense, et non pas dans l'excuse. "

Pierre Claude Nivelle de La Chaussée
Extrait de Le Préjugé à la mode

- ça va ?
- hum, nan je vais pas bien. Mon (ex ) copain est con, tout simplement. D'une idiotie telle, qu'il oublie de regarder ce qui est dans l'esprit de sa copine, trop occupé à juger par les apparences. Il a "honte" de moi ça devait arriver.
Mais le pire : il a honte de moi, physiquement. J'ai changé de coupe de cheveux,chose banale et renouvelable. Et il a peur de s'afficher avec moi, peur qu'on le reconnaisse avec la fille punk du collège. Il a peur que je dégrade sa situation sociale parmi les autres, c'est répugnant. Alors l'amour permet la honte ? Eh bien moi aussi j'ai honte. Honte de sa propre honte, honte de sa façon de penser, honte de ses gestes. J'ai honte de lui, de ce qu'il a fait. Il m'as brisé le c½ur à tout jamais.

# Enviado em Sexta 29 Janeiro 2010 12:57

I'm scared.

" Tu n'a peur de rien, tu n'as peur de personne. Sauf de toi-même. C'est la pire de toutes les peurs. "
Yves Thériault
Extrait de Tayaout, fils d'Agaguk

En fait, j'ai peur. De trop de chose. De mon destin. De ma vie. De moi ? J'ai peur d'oublier comment on fait pour être heureux. C'est dommage. Déjà que quelques personnes m'ont oubliée, autant y aller jusqu'au bout ... Vous ne croyez pas ? J'ai peur d'abandonner les personnes que j'aime. Même si je refais toute ma vie, en entier, loin d'ici, il y aura toujours une plaie ouverte. La plaie de l'absence. Encore plus douloureuse, de jours en jours. Je me fais souffrir inutilement. Au lieu d'en profiter, je gâche mes derniers instants à pleurer. Pour eux. Pour moi ?

# Enviado em Sábado 16 Janeiro 2010 12:50

je voulais juste ...

" Je crois même avoir dépassé la limite du pessimisme , j'ai peur . Je me répète , mais j'ai peur de la vie , peur de continuer ... "

Je marche vite, trop vite. Les bras le long de mon corps, une chose brûlante dans ma poche. Je cherche, encore et encore, cette sale. D145. Mon pouls accélère, des questions se posent. Pourquoi en arriver jusque là ? Aucune idée. Mieux valait ne pas réfléchir, dans un moment aussi crucial. Il va payer. Ils vont tous payer pour ce qu'ils ont fait. La voilà, enfin. J'entre, il fait noir. Une projection sur un mur blanc, un cour d'SVT. Le professeur me questionne :

- Vous cherchez quelque chose ? Je peux vous aidez ?

Je me tais, j'avance sans réfléchir. Il est censé être là. Mes yeux cherchent à toute allure. Un élève se lèvent, me demandant sur un ton agressif si j'ai un problème. Je le bouscule, puis le dépasse. Il m'assène un léger coup de point sur l'épaule, puis je me retourne, amère :

- Ne recommence pas, s'il te plait, je ne veux pas faire ça ...

Il se tait, me regarde béat, puis fronce les sourcils. Il lance des insultes, et je commence à me sentir menacée.

- Stop, pitié, arrête, ou sinon ...

Il a un air insolent. Il me questionne "sinon quoi ?". Qu'il est arrogant. D'un coup éclair, je sort mon arme, et je tire, les yeux fermés. Il tombe à terre, un fille est touchée, aussi. Je ne voulais pas en arriver là. Non, je ne suis pas un monstre, je n'ai pas voulu ... mais pourtant. Une larme coule sur ma joue, le élèves crient, et se réfugient en petits groupes. Je sort de la salle obscure, retournant dans les couloirs. Il n'était donc pas dans cette classe. Le lâche. Je cours. J'échappe à mon destin. Au coin de cette allée, un chariot de cantine. Des pleurs, juste derrière. Il est là, il m'attends, incontestablement. Accompagné de la chose qui lui sert de copine, il pleure. Vulnérable. Et je souris, heureuse, juste heureuse. Il est là, à ma merci, et à tout moment, je peux lui faire regretter. Je l'attrape par les cheveux, tandis qu'il me lance des "pitiés" incessants. Sa voix suppliante résonne. Encore et encore ... Stop.

- Excuse toi, et tout sera finit, vite !

Au fur et à mesure, ma voix devient menaçante. La folie me guette, elle rôde. Je le bouscule, puis lui assène des coups de poings. Il l'a mérité ... Un liquide rouge se répand, partant de ses tempes. J'oublie tout, je ne vois plus rien. Mes doigts sont nerveux, me suppliant d'en finir. Une voix nouvelle résonne dans ma tête.

- Lâchez cette arme, police.

Je me tourne, et pleure, me met à genoux, et pleure. Ma haine, ma tristesse. Je voulais juste qu'il me respecte, juste lui faire un peu peur ... Je brandis l'arme sur mon coeur, appuie sur la gâchette.

# Enviado em Domingo 10 Janeiro 2010 12:19